Histoire

·      Les anciennes formes du nom

Petrapons en 1198, Petropons en 1258, Pierapont en 1371, Perrepont en 1423

·      Les différents lieux-dits qui ont existé sont :

L’Esquelette du haut, Le Moulin Conterel, Le Prieuré de St Riquier, Les Près de Bétricourt, Les Prés d’Agumont, Le Bois de la Cure, Le Clos, La Fontaine, La Voie du prieur, L’Arbre des coquins, Le Clos madame.

Dépendaient de Pierrepont :

Le Moulin de Conterel, Rouverel partie de Pierrepont en 1375 disparue ensuite, St Riquier couvent des Cordeliers fondé en 1479, La Cambuse située à 2 km 500 du village sur la route de Montdidier, détruite par un incendie en 1897.

La population qui était de 471 habitants en 1156, est revenue au 30/04/2008 à 586 habitants.

·      Agriculture – Ressources du sol :

Il existait sur le territoire de Pierrepont, une carrière d’argile et une sablière. Le terrain destiné à servir d’argilière a été acquis en 1833. En ce qui concerne l’agriculture, les surfaces cultivées se répartissaient ainsi à la fin du XIXe siècle : céréales : 200 ha ; pommes de terre, betteraves fourragères, prairies artificielles : 40 ha ; prairies naturelles : 17 ha. Le territoire agricole appartenait à 470 propriétaires et se répartissait en 18 exploitations dont 10 inférieures à 5 ha. A cette époque, la betterave sucrière n’était pas cultivée à Pierrepont. On achetait les animaux, chevaux, bovins, parmi lesquels une quarantaine de vaches laitières. Beaucoup de basse-cour.

·      Industrie – commerce :

Au Moyen Age, l’industrie n’était représentée que par les moulins à farine. A partir du XVIIIe siècle, on voit apparaître les premiers métiers à tisser.

Pierrepont s’est transformé au XIXe siècle et l’on y comptait à cette époque une industrie relativement importante, en particulier dans la seconde moitié de ce siècle :

Une fabrique de montures de boutons de manchettes qui occupait 75 ouvriers et ouvrières ; une bonneterie ; 4 moulins à farine ; une brasserie ; une enterprise de battage à vapeur ; une exploitation de tourbe ; une briqueterie assez importante. Le développement du commerce est allé de pair, on vendait : les produits agricoles, les farines, le sable, la brique et on achetait des engrais, des machines, de la houille et des produits de consommation. La proximité de la gare d’Hargicourt-Pierrepont a beaucoup contribué à ce développement.

·      Seigneurie :

La seigneurie de Pierrepont relevait de la Salle du roi de Montdidier. Le premier seigneur connu est Raoul comte de Vermandois en 1150. Après la mort de ce dernier, le 14 octobre 1152, son fils et ses deux filles possédèrent successivement ses domaines. L’un de ces enfants, vendit la terre de Pierrepont en 1183, à Simon Despreaux sire de Raineval.

·      Etablissement de bienfaisance – Maladrerie – Ecoles :

Il reste peu de traces de la présence d’une Maladrerie à Pierrepont. Cependant tout laisse à supposer qu’elle existait, car il en est question lorsque : la Maladrerie prenait un muids de blé sur le moulin ; les biens de la Maladrerie furent unis à l’Hôpital St Charles d’Amiens en 1697.

L’école des garcons a été construite en 1828. Son financement a été assuré par location de marais pour tourbage.

L’école des filles dont la construction avait été décidée en 1854, a été achevée en 1862. Elle était dirigée par deux religieuses. IL y avait en 1899, 110 écoliers à Pierrepont.

·      Le chateau :

Le chateau fort fut démoli lors de la « Jacquerie »  en 1358. Il appartenait alors à Raoul de Raineval et c’est Jean Boulenger bourgeois de Montdidier qui le fit piller et détruire. Reconstruit aussitôt, les Dauphinois essayèrent vainement de le reprendre en 1422. Il ne reste aucune trace de cet édifice.

·      Les guerres – la révolution :

Le 24 mars 1814, les maisons de Pierrepont furent criblées de boulets par l’artillerie des Cosaques qui occupaient Montdidier. Une barricade élevée sur le pont de l’Avre, les arrêta mais ils tentèrent le passage de la rivière au Moulin Conterel près de l’ancien couvent de St Riquier.

C’est le 29 mars 1918 que la 166e division qui défendait Pierrepont fut débordée par l’armée allemande et contrainte au recul.

Ici comme dans tout le secteur, il fallut attendre le mois d’août pour renouer avec le success. Le 8 août vers 16 h, la 152e division d’infantereie reçoit l’ordre de traverser l’Avre, d’occuper Pierrepont puis de pousser en direction de Davenescourt par la rive gauche. Notre village est libéré ce 8 août après de durs combats, la plupart des immeubles sont touchés y compris l’église. Les 6 et 7 juin 1940, Pierrepont fut écrasé malgré une belle défense des tirailleurs marocains.

·      Le Prieuré de Notre Dame

Avait pour présentateur, l’abbé de Breteuil. Ce Prieuré simple cite dès l’année 1256, se trouvait probablement à côté de l’église qui se situait en 1777, dans les environs immédiats de l’actuel jardin de M. Claude Pillon, face à la boucherie de M. Rivaux. Le couvent des Cordeliers de St Riquier avait pour vocable Notre Dame du Bon Repos. Le nom de St Riquier viendrait de la déformation de son vocable “NOSTRA DOMINE de BONA RIQUIE”. Il fut fondé en 1479 par Jean III sire de Mailly, chambellan des rois Charles VIII et Louis XII, mais les bâtiments n’auraient été construits qu’n 1505 par Valéran d’Ongnies, c’était une annexe de l’abbaye de Corbie. Ici on trouve un autre tracé  possible du chemin de Montdidier à Corbie qui desservait St Riquier. Cette voie traversait-elle la rivière Avre au Moulin Conterel, puis les marais pour rejoindre Contoire et de le traverser ? On peut également imaginer un tracé plus direct à travers les marais mais c’est plus improbable. Peut-être, longeait-il le marais pour rejoindre le Moulin d’Agumont comme actuellement ?

On a retrouvé en 1920, une quarantaine de squelettes des moines qui occupaient l’abbaye jusqu’à la révolution. A cette même époque fut découverte, la plaque mortuaire du comte de Mailly, ce qui laisse à supposer que certains membres de cette famille furent inhumés à cet endroit. Cette plaque restaurée a été scellée dans les murs de la chapelle et si le texte n’est plus lisible, nous savons que seul le coeur de ce seigneur fut enterré à St Riquier. Les bâtiments reconstruits au XIXe siècle ont été détruits lors de l’offensive de 1918, y compris la chapelle qui seule a été remise en état après la guerre par M. BRANCHE. Des autres constructions, il ne subsiste qu’un pan de mur du bâtiment principal, une partie de la muraille d’enceinte très endommagée et le portail d’accès. La chapelle reconstruite en brique et pierre, comporte une crypte où sont déposés les cercueils des membres de la famille BRANCHE propriétaire des lieux depuis le XIXe. Une procession avait lieu le lundi de Pâques, depuis l’église jusqu’à cette chapelle.